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L’impubliable : cette fois il est présent dans tous les points de vente, il suffit de le demander. Il s’agit d’un livre « choc » qui ne vous laissera pas indifférent. L’auteur vous raconte son vécu en Algérie alors qu’il n’avait que 18 ans en 1956 quand il s’engagea pour 4 ans. Il fut secoué par ce qu’il vit et fut obligé de faire. Des choses affreuses qu’il ne réussit pas à oublier. Par cet écrit il pense soulager sa conscience avant de disparaître dans la nuit du temps qui passe. Ce n’est ici qu’un exemple sur 2.700.000 jeunes Français qui vécurent des faits semblables, sans jamais osé les révéler.
Petit poste isolé près de Randon Est Algérien. photo de CLP. http://www.coalition-harkis.com/ Pour en savoir plus sur la guerre d'Algérie. Note de l’éditrice. Si j’ai accepté de publier ce livre au titre contradictoire, c’est par amour de la vérité et par respect de l’histoire de ces deux pays qui sont la France et L’Algérie. J’ai été touchée. Emue, Contrariée, Chagrinée, Horrifiée. Tant d’émotions dans une lecture qui vous prend aux tripes et cœur. En même temps, je me suis enrichie par cette partie historique de la vie d’un soldat, par les faits authentiques de cette guerre qui bouleversa beaucoup d’autres : militaires et civils. Dans beaucoup d’esprits, les souvenirs resteront gravés à jamais. Je ne me sens aucunement arbitre de l’un ou l’autre : je pense sincèrement que ces deux pays ont souffert autant, chacun à leur manière. Je remercie sincèrement Arnold Arens pour avoir eu l’audace d’écrire à cœur ouvert ces bouleversements. Piètra Liuzzo.L’éditrice.
Il n’y a pas si longtemps. (le 11 novembre)
Oui, il n’y a pas si longtemps, le 11 novembre devant le monument aux morts, un ancien poilu de 14/18 disait : « Il y a 50 ans nous fêtions la fin de la guerre 14/18 ». J’écoutais cela avec étonnement, 50 ans cela me paraissait très lointain. Mais aujourd’hui en 2006, les 45 ans de la fin de la guerre d’Algérie sont là. Et moi qui suis ici, je songe à ce poilu de 14/18. Nous le remplaçons donc, nous les anciens d’Algérie ? Que la vie est courte, et que tout arrive à se ressembler .
Mais il faut savoir que nous les anciens d’Algérie, à l’opposé de nos anciens de 14/18, nous ne sommes pas fière de ce que nous avons été obligé de voir et faire là bas. C’est pour cela que beaucoup n’en ont jamais parlé autour d’eux. Trop lourd le fardeau ! Mais à présent n’aillons plus peur de dire la vérité, rien que la vérité.
Si le fossé qui sépare la France et l’Algérie est plus grand que la Méditerranée, c’est que nous, sous les ordres de nos dirigeants l’ont si bien agrandi par nos actions, pour ne pas dire exactions. Quand tirerons-nous une leçon de l’histoire pour que vive la paix et non la guerre ? Avec l'Impubliable une vérité sort enfin! Le Webmaster Arnold Arens .
Préface de l’auteur
Si pour une fois, l’impubliable pouvait être publié ?
J’aurais écrit vrai un vehicule qui a sauté dur une mine (frontière tunsienne 1960) et quleques images où se déroule les récit
photo Rene Jacquand & de l'auteur. A. Arens.
1960) et quleques images où se déroule les récits de l'Impubliable. photo Rene Jacquand & de l'auteur. A. Arens.
intoduction. de mon engagement envers cette séduisante terre africaine. J’avais tout juste dix-huit ans quand je décidais de m’engager. Je servis d’abord comme 2e classe, ensuite en tant que caporal, à partir du 1er août 1956 ; puis nommé caporal-chef, le 1er octobre 1956 et Sergent, le 1er juin 1957. Ceci jusqu’à la fin de mon engagement. Je reçus pour faits d’armes : la croix de la valeur militaire avec deux citations puis la commémorative d’Algérie comme tous mes camarades de cette époque-là. Par la suite, je n’eus que la médaille militaire et par la même occasion la croix du combattant, la médaille des engagés volontaires et la médaille de la reconnaissance de la nation. Bardé de toute cette ferraille et titres, je peux donc vous faire partager à cœur ouvert mon séjour en Algérie française. Soyez prêt, je vous emmène en cette belle terre.
Avertissement : Pour des raisons bien compréhensibles, des noms de personnes et de lieux ont volontairement été changés. Mais la véracité des faits est exacte.
Un début de chapitre: Opération gourbi.
Un matin, le capitaine reçut un message radio très important. Le bruit se répandit très vite dans tout le campement. ¾ On va cramer les gourbis ! Les hommes se réjouissent de cette nouvelle, pensant les changer de la routine. Je reste inquiet. Mettre le feu aux misérables gourbis des mechtas ne m’enchante pas. N’oublions pas que c’est la seule richesse pour beaucoup de ces pauvres paysans. Je fais ma petite enquête pour apprendre que les montagnards devront se regrouper tous près des postes. Et cette fois personne ne devra, désormais, vivre dans la montagne. La seule solution que nos chefs avaient trouvée était de brûler tout ce qui pouvait servir d’abri. Ainsi les gens des djebels viendraient obligatoirement dans les campements autour des postes gardés par les militaires. Je ne voyais pas très bien ce qui allait se passer, sinon que nous allions droit à des ennuis avec la population. Un bref entretien entre les cadres et notre capitaine confirma ma crainte. Celui-ci nous dit : ¾ Nous avons reçu des ordres très stricts du PC nous demandant de rassembler toutes les populations des mechtas qui nous environnent ! Nous allons dresser des tentes pour accueillir ces gens ! Ensuite nous détruirons toutes les habitations sans aucune exception ! Il s’agit de faire de ses villages une zone interdite !Je compte sur vous et vos hommes pour mener à bien cette tâche ! Je vous remercie ! Chacun repart le visage regardant le sol. Cette situation, nous la redoutions depuis un certain temps. Était-ce cela la pacification ? Mettre les gens dans des camps et faire de vastes Zones interdites. Mes camarades et moi passâmes une mauvaise nuit. Dans l’après-midi du lendemain, des tentes furent effectivement montées. Seraient-elles suffisantes pour contenir toute la population ? Nous n’en savions rien. ¾ Ils se démerderont ! dirent mes compagnons cadres, plusieurs fois.
Le grand jour arriva. Tous les hommes reçurent les ordres. ¾ Pas de pitié, il faut tout détruire, pas le moindre abri ne doit subsister après notre passage. Les quatre sections quittèrent les deux PA par un beau matin inondé de soleil, promettant une belle journée. Nous avions le cœur gros sachant que notre mission n’avait rien de très reluisant. Personne ne se risquait à plaisanter. Dans moins d’une heure, les premiers gourbis partiraient en flamme. Une patrouille de T6 nous survolait pour la sécurité. Déjà, au loin, je voyais des fumées monter dans le ciel pur du matin.
à suivre.
MORTIER DE 81 sidi djémil Dessin de l'auteur 2007 |
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